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Note 45 - Évolution des zones urbanisées ou destinées à être urbanisées des plans d'aménagement général au Luxembourg (2004-2025)
La Note 45 de l'Observatoire de l'habitat analyse et quantifie l'évolution spatiale des zones urbanisées ou destinées à être urbanisées inscrites dans les plans d'aménagement général (PAG) au Luxembourg entre 2004 et 2025. L'étude examine les changements d'affectation des zones, en accordant une attention particulière aux zones à vocation résidentielle, afin de mieux comprendre leur dynamique et leur contribution à l'évolution globale des PAG.
Ces tendances sont également comparées à la structure urbaine que le Programme directeur d'aménagement du territoire (PDAT) souhaite renforcer afin d'assurer un développement du territoire plus équilibré.
Les zones urbanisées en légère expansion entre 2004 et 2025
Les analyses effectuées permettent de dégager les conclusions suivantes concernant les zones urbanisées ou destinées à être urbanisées:
- La part du territoire national couverte par des zones urbanisées ou destinées à être urbanisées est passée de 8,6 % en 2004 (22.327 ha) à 9,2 % en 2025 (23.797 ha) soit un taux de croissance de 7 %;
- Le solde global des zones urbanisées ou destinées à être urbanisées est de 1.470 ha, ce qui correspond à un gain net moyen de 70 ha par année;
- 3.253 ha de zones vertes ont été transformées en zones urbanisées ou destinées à être urbanisées, tandis que 1.711 ha ont été reclassés en zones vertes.
Les zones résidentielles en croissance continue
Pour les zones à vocation résidentielle:
- La surface cumulée des zones à vocation résidentielle a augmenté de 1.082 ha nets (8 %) entre 2004 et 2025 pour atteindre 14.839 ha. La part relative de ces zones au sein des zones urbanisées ou destinées à être urbanisées reste étonnamment stable sur la période avec 62 % en 2004 comme en 2025;
- Les zones à vocation résidentielle (zones d'habitation et zones mixtes confondues) restent stables: 87 % des zones résidentielles existant en 2004 ont conservé cette affectation en 2025, et à l'inverse, 81 % des zones résidentielles de 2025 étaient déjà dédiées à cette fonction en 2004.
Une dynamique résidentielle majoritairement portée par les agglomérations urbaines
Ces évolutions ont été examinées en considérant l'armature urbaine du PDAT:
- Plus de la moitié des nouvelles zones à vocation résidentielle se concentrent dans les 3 agglomérations urbaines, 40 % dans les communes endogènes, et enfin 6 % dans les CDA régionaux (hors agglomérations). Les communes endogènes contribuent fortement à l'accroissement de ces nouvelles zones du fait de leur nombre important.
Des évolutions contrastées selon les fonctions urbaines
Entre 2004 et 2025, les zones à vocation résidentielle demeurent globalement stables (+8 %) et s'étendent de manière modérée, alors que d'autres types de zones connaissent des transformations plus importantes. Les zones de bâtiments et d'équipements publics (+51 %; +859 ha) ainsi que les zones spéciales ont progressé pour répondre à des besoins collectifs spécifiques, tandis que les zones d'activités économiques et commerciales ont reculé (-18 %; -669 ha) pour mieux correspondre à un modèle de développement urbain centré davantage sur la mixité fonctionnelle et la réutilisation de friches industrielles.
Un besoin de coordination étroite entre orientations nationales et décisions communales
Le suivi de ces évolutions présente une importance particulière, car la mise en oeuvre des orientations nationales en matière d'aménagement du territoire dépend largement des décisions prises aux échelles sectorielles et communales. Cette interdépendance appelle un renforcement de la coordination entre acteurs, afin de concilier de manière équilibrée l'intérêt général et l'autonomie locale.
Communiqué par le ministère du Logement et de l'Aménagement du territoire